Moteur de recherche N° 463 Mars 2013 page 45

Copropriété › Charges › Provisions

Charges – Provisions – Mutation – Trop-perçu sur provision – Attribution

(Cass. civ. 3è, 19 décembre 2012) Cass. civ. 3e, 19 déc. 2012, arrêt 1556 FP-P+B, pourvoi n° Z 11-17.178, Synd. Copr. 1 Cité Riverin c./ Générali Iard & autres

Le trop perçu sur provisions qui apparaît après la mutation à titre onéreux de lots de copropriété est porté au crédit de celui qui est copropriétaire lors de l’approbation des comptes.
“La Cour :
Sur le moyen unique :
Vu l’article 6-2 du décret du 17 mars 1967 ;
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Paris, 8 février 2011), que la société Itraco était propriétaire de plusieurs lots du bâtiment A et des lots 29 et 30 constituant le bâtiment B dans un immeuble en copropriété assuré par la société Generali IARD, qu’à la suite de la rupture de canalisations communes, le bâtiment B s’est effondré et a dû être démoli, qu’au vu du rapport d’expertise judiciaire rendu à la demande de la société Itraco, le syndicat des copropriétaires du 1 cité Riverin (le syndicat) a assigné la société Generali en paiement d’une certaine somme au titre du coût des travaux de remise en état de la cour et de la valeur des lots 29 et 30 rachetés par le syndicat à la société Itraco ; que celle ci a assigné le syndicat et la société Generali en indem- nisation de ses divers préjudices et remboursement des frais d’expertise judiciaire, que ces deux procédures ont été jointes ; Attendu que pour condamner le syndicat à payer à la société Itraco la somme de 36 675,86 € en remboursement de sa quote-part dans les travaux de confortation et de reconstruction de la copropriété, l’arrêt retient que le remboursement de la somme versée par la société Generali au syndicat en exécution du jugement déféré, devait être effectué au profit des copropriétaires ayant payé ces travaux et ne sauraient profiter aux copropriétaires ayant cette qualité à la date du rembour- sement, ce qui constituerait un enrichissement sans cause ;
Qu’en statuant ainsi, alors que le trop perçu sur provisions qui apparaît après la mutation à titre onéreux de lots de copro- priété est porté au crédit de celui qui est copropriétaire lors de l’approbation des comptes, la Cour d’appel a violé le texte susvisé”.

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