Jurisprudences Vente d’immeuble - Transaction › Vices cachés
Zone inondable – Terrain inconstructible – Erreur sur la substance – Vice caché – Rejet
(Cass. civ. 3e, 13 novembre 2014)
La Cour :
“Mais attendu qu’ayant relevé que Monsieur et Madame Raphaël ne pouvaient ignorer l’enquête publique ordonnée dans le cadre de la révision du plan de prévention des risques naturels d’inondation et avaient accepté d’acquérir en toute connaissance de cause un terrain partiellement inondable donc partiellement inconstructible et exactement retenu qu’ils ne pouvaient invoquer une décision administrative postérieure à la vente classant le terrain intégralement en zone inconstructible pour justifier leur demande d’annulation du contrat pour erreur sur la substance, l’extension de l’inconstructibilité à toute la surface du terrain et le refus de délivrance du permis de construire n’étant pas inéluctable au jour de la vente, la Cour d’appel a, par ces seuls motifs, légalement justifié sa décision.
Mais attendu qu’ayant constaté qu’au jour de la vente, le terrain était partiellement constructible et que la totalité de la parcelle n’avait été classée en zone inconstructible inondable que par arrêté préfectoral du 20 avril 2006, la Cour d’appel a pu en déduire que les acquéreurs ne rapportaient pas la preuve qui leur incombe d’un vice d’inconstructibilité antérieur à la vente.”
